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Les tumeurs du cerveau

Le terme de tumeurs cérébrales englobe généralement les tumeurs du cerveau et de ses enveloppes, les méninges. Elles peuvent se manifester par des maux de tête, des nausées, des vomissements, une vision double ou d’autres signes d’hypertension intracrânienne. Si elles irritent la surface du cerveau ou cortex, elles peuvent causer des crises d’épilepsie. Enfin, si elles irritent ou détruisent des zones fonctionnelles importantes du cerveau, elles peuvent s’accompagner de perte de force (hémiplégie) ou de troubles de la parole pouvant aller jusqu’à l’aphasie.



Le traitement chirurgical de ces tumeurs fait en général appel à une technique très sophistiquée : chirurgie assistée par ordinateur, neuronavigation, chirurgie en conditions stéréotaxiques ou endoscopique, résection par aspirateur à ultrasons, microscope opératoire, micro-instruments, fraises à haute vitesse, embolisation préopératoire. Bien que ces techniques permettent d’obtenir des résultats en progrès constant tant du point de vue de la survie des patients que de la qualité de vie, les tumeurs cérébrales restent une pathologie redoutable tant sur le plan fonctionnel que vital.

A. Les tumeurs gliales ou gliomes

Les tumeurs gliales ou gliomes sont issues du cerveau lui-même, formées à partir des cellules gliales du cerveau. On distingue des gliomes bénins (astrocytomes, oligodendrogliomes, etc..) et les gliomes malins (astrocytome anaplasique, glioblastome) :

  • Les gliomes bénins sont souvent infiltrants, ne peuvent pas toujours être guéris par la chirurgie seule et vu la possibilité de récidive, doivent être suivis régulièrement même après une intervention. Il n’est pas toujours nécessaire de les opérer de manière agressive et parfois une simple biopsie est suffisante. Leur pronostic est en général assez favorable.
  • Les gliomes malins sont nettement plus agressifs et leur pronostic est nettement plus réservé. L’astrocytome anaplasique et le glioblastome nécessitent soit une biopsie, soit le plus souvent résection chirurgical selon l’endroit où il est placé, puis souvent une chimiothérapie et/ou une radiothérapie. Ces tumeurs ont tendance à récidiver rapidement et même après seulement quelques mois pour le glioblastome.

B. Les métastases cérébrales

Les métastases cérébrales sont des tumeurs malignes issues d’une tumeur cancéreuse située ailleurs dans l’organisme (cancers du rein, du sein, du poumon, du côlon, mélanome ou autres). Lorsqu’elles sont uniques et symptomatiques, elles peuvent bénéficier d’un traitement agressif, soit par microchirurgie et radiothérapie, soit par Gamma Knife. Le pronostic de ce type de tumeur est très réservé et dépend surtout de la possibilité de contrôle de la maladie cancéreuse à l’origine de la métastase.

C. Les méningiomes

Les tumeurs gliales ou gliomes sont issues du cerveau lui-même, formées à partir des cellules gliales du cerveau. On distingue des gliomes bénins (astrocytomes, oligodendrogliomes, etc..) et les gliomes malins (astrocytome anaplasique, glioblastome)

  • Les gliomes bénins sont souvent infiltrants, ne peuvent pas toujours être guéris par la chirurgie seule et vu la possibilité de récidive, doivent être suivis régulièrement même après une intervention. Il n’est pas toujours nécessaire de les opérer de manière agressive et parfois une simple biopsie est suffisante. Leur pronostic est en général assez favorable.
  • Les gliomes malins sont nettement plus agressifs et leur pronostic est nettement plus réservé. L’astrocytome anaplasique et le glioblastome nécessitent soit une biopsie, soit le plus souvent résection chirurgical selon l’endroit où il est placé, puis souvent une chimiothérapie et/ou une radiothérapie. Ces tumeurs ont tendance à récidiver rapidement et même après seulement quelques mois pour le glioblastome.

D. Les adénomes hypophysaires

Les adénomes hypophysaires sont majoritairement des tumeurs bégnines qui se développent à partir de la glande hypophysaire. On peut les catégoriser par leur activité et par leur volume. En effet, ceux-ci peuvent secréter de manière excessive des hormones hypophysaires ou peuvent, par leur volume, comprimer les structures fonctionnelles et, en particulier, le nerf optique et le chiasma.

E. Les autres tumeurs

Parmis les autres tumeurs, citons les tumeurs de la base du crâne (schwannomes vestibulaires ou neurinomes de l’acoustique, chordomes) et les tumeurs du système ventriculaire (épendymomes, les subépendymomes, les papillomes des plexus choroïdes). Toutes ces tumeurs s’accompagnent d’une symptomatologie particulière et requièrent un traitement et une prise en charge très spécifique.